Laurent Libessart

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« J’veux un crayon pour crayer » étant la première phrase qu’il ait prononcée, on devine que c’est très tôt que Laurent Libessart s’intéresse au dessin et à la BD. Les effets dévastateurs de Mai 68 se faisant encore sentir une décennie plus tard à sa naissance, ses parents ne l’en dissuadent pas et même pire, le poussent dans cette voie, épaulés en cela par toutes les équipes enseignantes qui l’encadreront. Dés lors son destin est scellé. Portrait, peinture et travaux d’illustration pour le moindre auteur qui passe, le conduisent irrémédiablement aux portes des Arts Appliqués de Roubaix condamnant ainsi tout espoir de carrière respectable comme PDG de multinationale ou même éboueur.

Aujourd’hui, ne sachant rien faire d’autre, c’est contraint et forcé qu’il poursuit une carrière de dessinateur de BD proposant ses talents à qui veux. Pas fichu de trouver un style bien à lui, il adapte son trait au gré des récits qu’il traite de la BD historique à la SF en passant par l’humouristique, se justifiant bon an mal an par des bobards du genre : « je me mets au service de l’histoire, c’est ça qui est le plus important, ma bonne dame ».

En 2005 il a dessiné sa première bande dessinée, Le casque d’Agris.Puriste, il devient pour cette BD historique, plus archéologue que certains professionnels, voulant comprendre ce qu’il dessine, il réalise parfois des armes en cartons pour s’en faire expliquer le fonctionnement. Avec cette première bande dessinée, Laurent Libessart nous conduit de la façon la plus réaliste et saisissante qui soit, dans l’univers réel de nos ancêtres gaulois. En 2011, il reprend le dessin de la série Moréa. En 2014, il participe à un album hommage à Philippe Delaby. En 2016, il apporte son talent au artbook Les Filles de Soleil tome 21.